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Comment faire apostiller un diplôme ou un relevé de notes universitaire canadien

Vous partez travailler à l'étranger, vous postulez dans une université étrangère ou vous faites reconnaître vos qualifications ailleurs? On va probablement vous demander un diplôme apostillé. Voici comment ça fonctionne vraiment au Canada, et où les gens perdent des semaines.

La règle qui décide de tout : la province, pas votre adresse

Il n'existe pas de bureau canadien unique pour les apostilles. Depuis l'adhésion du Canada à la Convention de La Haye le 11 janvier 2024, six autorités délivrent des apostilles, et celle qui traite votre diplôme est déterminée par le lieu où l'établissement l'a émis, jamais par votre lieu de résidence actuel.

  • Un diplôme de l'Université McGill est un document québécois. Il relève du ministère de la Justice du Québec, à 66,50 $ par document, même si vous habitez maintenant à Vancouver ou à Dubaï.
  • Un document de l'Université de Toronto ou du Collège Seneca est un document ontarien. Il relève d'Official Document Services (ODS) à Toronto, à 32 $ par diplôme ou relevé postsecondaire.
  • Les diplômes de la Colombie-Britannique, de l'Alberta et de la Saskatchewan relèvent des autorités de ces provinces. Partout ailleurs, territoires compris, c'est Affaires mondiales Canada, sans frais.

Deux diplômes de deux provinces, c'est deux demandes distinctes, deux frais et deux délais. Ils peuvent avancer en parallèle, mais jamais ensemble.

Obtenez d'abord le document de l'université

Les autorités apostillent une signature qu'elles peuvent reconnaître. En pratique, le document doit donc venir de l'établissement lui-même, dans une forme que l'autorité accepte.

McGill, par exemple, précise clairement que seuls les documents officiels délivrés par l'Université peuvent être apostillés, et dirige ses diplômés vers le ministère de la Justice pour l'apostille elle-même. La même logique s'applique ailleurs : le registraire émet, l'autorité certifie.

Deux conséquences :

  • Une photocopie n'est pas un document. Un scan imprimé à la maison n'a aucune signature à vérifier. Il vous faut un original ou une copie officiellement délivrée.
  • Les PDF numériques ne fonctionnent généralement pas. L'ODS de l'Ontario exige des documents papier. Un diplôme PDF sécurisé est pratique pour un employeur, et inutile pour une apostille.

Le piège : un vieux diplôme avec une signature que personne ne reconnaît

C'est la partie que presque personne n'anticipe. Les autorités vérifient la signature du signataire officiel, et les registraires changent au fil des ans. Un diplôme signé en 2009 peut porter une signature que l'autorité n'a plus au dossier.

Quand ça arrive, la voie directe se ferme et il faut passer par une copie certifiée conforme notariée : une étape de notaire de plus, des frais différents et un délai supplémentaire.

La solution est souvent simple : demandez à l'université de rééditer le diplôme ou d'émettre un relevé officiel récent. Un document récent porte une signature à jour et passe sans accroc.

Collèges privés au Québec : vérifiez le statut d'abord

Le Québec ajoute une nuance qui vaut la peine d'être connue. Un document d'un collège public ou d'un collège privé subventionné reconnu par le ministère de l'Enseignement supérieur va directement au ministère de la Justice.

Mais si le collège est privé non subventionné, ou non reconnu, le document doit être accompagné d'une déclaration officielle d'un avocat ou d'un notaire avant de pouvoir être apostillé. Même pays, même ville, démarche et coût complètement différents. C'est exactement le genre de chose que nous vérifions avant que vous payiez quoi que ce soit.

N'oubliez pas le relevé de notes

Beaucoup de gens font apostiller le diplôme et s'arrêtent là. Puis l'autorité étrangère réclame aussi le relevé de notes, avec les matières, les heures et les crédits, et tout le cycle recommence.

Les procédures de reconnaissance de diplôme, comme l'homologación espagnole, exigent normalement le diplôme et le relevé. Chacun est un document distinct, avec sa propre apostille et ses propres frais. Il est bien moins cher de tout envoyer d'un coup que de découvrir le trou deux mois plus tard.

L'apostille n'est pas la dernière étape

Une apostille certifie une signature. Elle ne traduit rien. La plupart des destinations qui ne fonctionnent ni en français ni en anglais exigeront une traduction certifiée ou assermentée, et l'ordre compte : l'apostille se pose sur le document en premier, puis la traduction couvre le document et la page d'apostille.

L'Espagne est l'exemple courant le plus strict : elle exige une traducción jurada par un traducteur accrédité par son ministère des Affaires étrangères. Une traduction certifiée ordinaire est refusée. D'autres pays sont plus souples. C'est l'établissement destinataire qui fixe la règle : demandez-lui par écrit avant de dépenser.

La version courte

  1. Trouvez quelle province a émis votre diplôme. C'est elle qui décide de l'autorité.
  2. Obtenez un original ou un document officiel de l'université, sur papier.
  3. S'il est ancien, envisagez une réédition pour que la signature soit à jour.
  4. Vérifiez si le relevé de notes est aussi exigé.
  5. Confirmez l'exigence de traduction auprès du destinataire.

Nous gérons tout cela à distance, y compris pour les diplômés qui ont déjà quitté le Canada. Envoyez-nous un scan et le pays de destination : la pré-vérification gratuite confirme le routage exact avant tout engagement. Voir le guide diplômes et relevés pour les détails, ou apostille depuis l'étranger si vous êtes hors du Canada.

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