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Apostille pour le Japon : vos documents canadiens, sans légalisation

Le Japon applique la Convention Apostille depuis 1970 et accepte les apostilles canadiennes depuis le 11 janvier 2024 : un seul certificat suffit, sans passage à l'ambassade du Japon. Le vrai enjeu est ailleurs : la traduction japonaise, le délai de 3 mois du koseki et le bon document pour la bonne autorité. Plusieurs démarches courantes n'exigent d'ailleurs aucune apostille.

Statut
Membre depuis 1970
Aucune objection visant le Canada au registre de La Haye.
Ce qu'il faut
Une apostille canadienne
Sans légalisation par l'ambassade ou un consulat du Japon.
Traduction
Japonaise, presque toujours
La traduction indique le nom du traducteur.
Délai koseki
3 mois
Pour déclarer une naissance ou un mariage survenu au Canada.
Statut

Ce qu'il faut pour le Japon

Le Japon a ratifié la Convention Apostille le 28 mai 1970; elle y est en vigueur depuis le 27 juillet 1970. Le Canada y a adhéré le 12 mai 2023, avec entrée en vigueur le 11 janvier 2024. Le tableau officiel de la Conférence de La Haye n'indique aucune objection du Japon à l'adhésion du Canada, ni aucune réserve dans l'entrée du Canada. Conséquence : un document public canadien revêtu d'une apostille de l'autorité canadienne compétente est reçu au Japon sans légalisation par l'ambassade ou un consulat du Japon.
Les dossiers les plus fréquents

Pourquoi on envoie des documents canadiens au Japon

Chaque situation a ses propres exigences. Voici celles que nous voyons le plus souvent, avec le détail qui évite un refus.

Déclarer au koseki la naissance d'un enfant né au Canada

Quand un enfant naît au Canada d'un parent japonais, la naissance doit être déclarée (shussei todoke) dans les 3 mois, jour de naissance compris, à l'ambassade ou à un consulat général du Japon au Canada, ou à la mairie au Japon. Le ministère des Affaires étrangères du Japon précise que si l'intention de conserver la nationalité japonaise (kokuseki ryūho) n'est pas inscrite dans ce délai, l'enfant perd la nationalité japonaise, rétroactivement à sa naissance. Le dossier comprend le certificat de naissance canadien et sa traduction.

À savoir : Le risque, c'est le délai, pas l'apostille : la liste officielle des pièces ne mentionne pas d'apostille pour cette déclaration. Commandez le certificat de naissance dès la naissance; l'apostille ne sert que si l'autorité japonaise la réclame.

Se marier au Japon, ou y déclarer un mariage célébré au Canada

Au Japon, le mariage se conclut par une déclaration (kon'in todoke) à la mairie. Pour un Canadien, la mairie exige une preuve qu'il est libre de se marier : selon le gouvernement du Canada, c'est une déclaration sous serment faite en personne à l'ambassade ou à un consulat du Canada au Japon, accompagnée d'une traduction japonaise. Si vous vous êtes mariés au Canada et que votre conjoint est japonais, le mariage doit être déclaré au koseki dans les 3 mois, avec l'original du certificat de mariage et sa traduction.

À savoir : Fournissez le certificat de mariage officiel délivré par l'état civil de la province, pas le document remis par l'officiant le jour de la cérémonie. Si une mairie demande en plus une apostille, faites-la avant d'envoyer la traduction.

Créer une société ou siéger comme administrateur au Japon

Pour immatriculer une société au bureau des affaires juridiques (Hōmukyoku), un fondateur ou un administrateur étranger sans sceau enregistré au Japon fournit un certificat de signature à la place du certificat de sceau. Le ministère de la Justice du Japon accepte un certificat établi par les autorités du pays d'origine ou par un notaire de ce pays. Si l'actionnaire est une société canadienne, ses documents d'existence (certificat de constitution, résolution du conseil) sont souvent demandés aussi.

À savoir : Faites certifier la signature devant un notaire canadien, avec le nom écrit exactement comme sur le passeport. La page du ministère ne parle pas d'apostille pour ce certificat; votre mandataire au Japon (souvent un shihō shoshi) vous dira si elle est attendue pour les autres pièces.

Hériter d'un bien ou acheter un immeuble au Japon

Les successions (sōzoku) et transferts immobiliers japonais reposent sur un sceau enregistré et un certificat de résidence, que les héritiers vivant au Canada n'ont pas. Pour l'inscription au registre foncier, le ministère de la Justice du Japon accepte une déclaration sous serment attestant l'adresse, certifiée par un notaire du pays d'origine ou de résidence. On y joint généralement un certificat de signature et, selon le dossier, une procuration au profit du mandataire japonais.

À savoir : Le ministère précise qu'une traduction partielle peut suffire, mais le titre, les noms, les adresses, la date et la mention de certification doivent être traduits. Préparez la déclaration, le certificat de signature et la procuration ensemble pour éviter un deuxième envoi.
Côté canadien

Quelle autorité canadienne apostille votre document

L'autorité dépend de l'endroit où le document a été délivré ou notarié au Canada, jamais de votre adresse actuelle ni du pays de destination. Nous la confirmons à la pré-vérification, avant que vous envoyiez quoi que ce soit.

DocumentAutorité canadienneNotaire d'abord?
Acte de naissance, de mariage ou de décèsLa province qui l'a délivré (Québec, Ontario, C.-B., Alberta, Saskatchewan) ou Affaires mondiales Canada pour les autresNon
Vérification de casier judiciaire de la GRCAffaires mondiales CanadaNon
Diplôme, relevé de notesLa province de l'établissementSouvent, selon la province
Procuration, déclaration sous serment, affidavitLa province du notaire ou de l'avocatOui, c'est l'acte notarié qui est apostillé
Documents d'entrepriseLa province du registre, ou Affaires mondiales Canada pour Corporations CanadaParfois, selon le document
Au Québec, un document signé devant notaire passe d'abord par la Chambre des notaires, puis par le ministère de la Justice. Nous nous occupons des deux étapes. Les délais actuels de chaque autorité sont sur la page des délais.
Traduction

Faut-il traduire votre document pour le Japon?

Au Japon, un document en langue étrangère est presque toujours accompagné d'une traduction japonaise. L'immigration japonaise l'exige pour toute pièce rédigée dans une autre langue, et les déclarations au koseki demandent l'original et sa traduction. Il n'existe généralement pas de traducteur assermenté obligatoire comme en Europe : les modèles de traduction publiés par les consulats japonais prévoient simplement le nom du traducteur. Selon l'autorité, une traduction professionnelle faite au Canada ou au Japon est acceptée.

Notre conseil honnête : demandez à l'autorité qui reçoit le dossier (mairie, consulat, bureau des affaires juridiques) si elle publie un modèle de traduction et si la page de l'apostille doit aussi être traduite. Quand une traduction professionnelle est utile, nous coordonnons la traduction certifiée.

Risques de refus

Trois erreurs qui retardent un dossier pour le Japon

À éviter

Laisser passer le délai de 3 mois

Pour une naissance ou un mariage survenu au Canada, le koseki fixe un délai de 3 mois. Pour une naissance, le dépasser sans réserve de nationalité fait perdre la nationalité japonaise à l'enfant. Ne retardez jamais une déclaration pour obtenir une apostille qui n'est souvent pas demandée.

À éviter

Un nom qui change d'une pièce à l'autre

Les registres japonais transcrivent les noms étrangers en katakana. Si le certificat canadien, le passeport et la traduction écrivent le nom différemment (deuxième prénom, nom de famille à la naissance, accents), l'autorité peut demander des explications ou refuser. Vérifiez l'orthographe sur chaque pièce avant la traduction.

À éviter

Faire certifier sa signature au mauvais endroit

Le gouvernement du Canada indique que son ambassade et ses consulats au Japon ne notarient plus les déclarations de signature autrefois utilisées à la place du certificat de signature. Au Canada, signez devant un notaire canadien; au Japon, adressez-vous à un notaire japonais. Une signature non certifiée est généralement refusée.

Guides utiles : Acte de naissance · Acte de mariage · Documents d'entreprise · Notarisation par vidéo

Questions fréquentes
Le Japon accepte-t-il les apostilles canadiennes?
Oui. Le Japon applique la Convention Apostille depuis le 27 juillet 1970, et le tableau officiel de La Haye n'indique aucune objection à l'adhésion du Canada, en vigueur depuis le 11 janvier 2024. Une apostille canadienne suffit, sans légalisation par l'ambassade du Japon. L'autorité qui reçoit votre document décide de ce qu'elle exige; nous le confirmons à la pré-vérification.
Faut-il une apostille pour déclarer une naissance au consulat du Japon?
Généralement non. La liste officielle du ministère des Affaires étrangères du Japon demande le certificat de naissance et sa traduction japonaise, sans mentionner d'apostille. L'essentiel est de respecter le délai de 3 mois et d'inscrire la réserve de nationalité. Si une mairie ou un consulat demande quand même une apostille, nous pouvons l'obtenir.
Qui peut traduire mes documents en japonais?
Il n'y a généralement pas de traducteur assermenté obligatoire au Japon : la traduction indique le nom de son auteur. Selon l'autorité, une traduction professionnelle faite au Canada ou au Japon est acceptée. Pour une démarche sensible comme une société ou une succession, demandez à votre mandataire japonais s'il travaille avec un traducteur attitré.
Ai-je besoin d'une apostille pour un visa de travail au Japon?
Pas toujours. L'immigration japonaise demande surtout une traduction japonaise des pièces étrangères; son délai de 3 mois vise les certificats délivrés au Japon, pas les documents canadiens. L'apostille sert quand l'employeur ou une école la demande.
Mon diplôme canadien doit-il être apostillé pour le Japon?
Cela dépend de l'usage. Certaines universités ou certains employeurs acceptent une copie simple, d'autres veulent une copie notariée apostillée ou une attestation envoyée par l'établissement. Demandez la forme exacte avant de commander quoi que ce soit.
Je vis au Japon : puis-je faire apostiller un document canadien sans revenir au Canada?
Oui. Avec votre autorisation écrite, nous pouvons commander vos documents canadiens, organiser une notarisation par vidéo avec un notaire canadien, faire apposer l'apostille et vous expédier le tout au Japon avec suivi.
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